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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 13:48

One way ticket to home

 

Le sud du Royaume Uni est notre chemin de retour vers la France. Presque 600 km de route. Les trains sont trop chers ? Qu'à cela ne tienne, faisons-les en vélo ! Le challenge est serré : nous voudrions être à Lille le week-end du 26 mai, pour diverses raisons. C'est le désir de rentrer enfin qui appuie sur les pédales à nous rendre fourbues le soir et c'est la conscience qu'une page va se tourner qui nous fait savourer ces derniers jours d'un voyage d'exception. 

 

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Un second périple intense 

 

Dans cette deuxième partie du voyage, nous n'aurons pas souvent quitté les gants et les manteaux. Nous commençons tout juste à ressortir les shorts et à pédaler en manches courtes, dans un décor qui évoque enfin l'approche de l'été. Les "douches" du ciel, nous les aurons bien connues et nous aurons gardé jusqu'au bout nos piles de journaux à fourrer dans le duvet le soir pour avoir chaud la nuit. 

 

Avec un rythme de pédalage et de rencontres bien supérieur à celui de l'an dernier, mener ce voyage jusqu'au bout avait quelque chose d'un défi. (Rassurez-vous, nous n'avons toujours pas maigri. Nous avons simplement diversifié et mieux achalandé les repas : au lieu d'un simple plat de pâtes sauce tomate, nous testons les associations du style carottes / poireaux / chou-fleur / ail des ours / fines herbes / chorizo / riz / fromage, complétés par un yaourt accompagné de ses petits gâteaux. Ca nous réussi plutôt bien.) Mais que de paysages époustouflants, que d'histoires, qui resteront dans nos souvenirs des perles rares à raconter jusque dans nos vieux jours…

 

Plus de 15500 km au total,  25 pays, 15 crevaisons, 8 pneus usés, 1 jante voilée

 

Rentrer… Après 16 mois de voyage… 16 mois de cette vie de nomade, sans adresse, sans attache. 16 mois de pédalage par tous les temps (si si, tous !), de montées à s'en mettre plein la vue et de belles descentes aussi, de rencontres, d'au-revoirs émus à chaque nouveau départ, de fou-rires à n'en plus pouvoir, de cernes sous les yeux à force de vivre tant de choses sans vraiment se reposer. 16 mois aussi de remises en question, de doutes, d'espoirs, de détermination à avancer côte à côte , sur la route et aussi en nous-même. Mais y a t'il seulement eu un seul jour où nous n'ayons pas ri ?

 

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Vient le temps, à présent, de répondre à cette question que tant de fois on nous apposée : "et après ?". L'image d'un foyer derrière une fenêtre nous a parfois rendues envieuses. Comme c'est précieux, un foyer, une famille… D'autres jours, une fois arrêtées, nous regardions la route et cherchions l'oxygène. Que c'est précieux aussi, la liberté… Arrive le défi de garder une simplicité de vie sans se faire aspirer par les tracas administratifs, le défi d'avancer chacune selon sa propre voie, avec les enseignements de ces derniers 2 ans complètement dédiés à ce projet de voyage. 

La première grande mission que nous nous donnons, c'est d'écrire notre livre. Raconter notre aventure, la partager… car pour répondre à une question qu'on ne nous a pas posée, ça valait la peine de partir, d'y croire, d'essayer. Nous avons bien toutes nos frites dans le même cornet (expression belge pour dire "nous ne sommes pas folles") et nous ne vous conduisons pas de bananes (version irlandaise du "nous ne vous racontons pas de salade"). Il suffisait d'élargir le champ des possibles. 

 

 

Merci à vous tous, qui nous avez soutenues par vos encouragements d'avant départ, par vos commentaires sur ce blog, par vos paroles au téléphone ou dans un mail. Merci à toutes nos rencontres de route : ce sont elles qui ont coloré nos chemins. 

 

La carte de l'Europe, à présent, n'est plus le dessin de lignes et de courbes qu'elle était avant le départ. Elle est pleine de visages, de sourires, de chemins de vie, de mains tendues… Nous la redessinerons dans notre livre. Ce sera l'histoire d'hommes et de femmes aux mains usées sans retenue, l'histoire d'un hommage et d'une question sur l'avenir. 

 

Gardez donc l'adresse de ce blog sous la main, nous vous tiendrons au courant de l'avancée de ce formidable chef d'oeuvre ! 

Par traitdunionclm
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 18:22

Nous sommes près de Troon, en Ecosse, la traversée vers l'Irlande est pour demain et c'est par hasard que nous camperons dans le hangar d'une ferme laitière... tenue par un couple d'Irlandais. Il y a 2 ans, ils ont emménagé avec leurs vaches, ici, sur la côte Ecossaise, pour avoir toutes leurs terres d'un seul tenant autour de la ferme.

 

Mercredi 25 avril, c'est la course !

Levées tôt, nous remballons nos affaires, saluons nos hôtes et filons vers la mer. Arrivées devant la bibliothèque, nous découvrons que le mercredi, elle n'ouvre qu'à 10h00... A travers la porte vitrée, nous apercevons un gros paquet marron tout au fond, qui pourrait bien être celui que nous venons chercher. En effet, nous sommes ici pour récupérer les chaussons de laine tricotés par une grand mère anglaise dont nous avions rencontré le fils et la belle fille, avant Newcastle...

Il est 8h30. Or notre bateau part à 10:05 et nous devons être sur place minimum 30 minutes avant le départ pour le « check in », et donc encore un peu avant pour pouvoir acheter nos billets.

Nous faisons le tour des bâtiments et allons même à la mairie en face pour essayer de trouver quelqu'un qui pourrait nous ouvrir... Apparemment le personnel de la bibliothèque arrive quand même à 9h00. Alors nous en profitons pour manger un petit peu, et là, des dames arrivent. Nous leur bondissons dessus et quelques minutes plus tard, elles ressortent le paquet à la main, « Are you Carole and the girls? » « Yes! » Youpi!

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Il faut poster les cartes avant d'arriver au port, à 9:15, prendre les tickets qui se résument à un numéro griffonné sur un bout de papier, qui sera échangé contre un billet un peu plus loin. Nous montons à bord, ça y est, c'est parti!

 

Ulster

C'est dans le ferry que nous ouvrons comme des petites filles ce beau paquet. DSCN8619

 

Nous prenons aussi notre petit déjeuner... et décidons de la direction que nous prendrons en Irlande! Nous optons finalement pour la Côte Nord et la Chaussée des Géants, avec ses orgues de Basalte qui plongent dans l'eau... La partie Nord Est de l'Irlande fait partie du Royaume Uni au terme d'une histoire mouvementée d'invasions, d'indépendance et de religions. Par conséquent, il nous faudra attendre encore un peu pour arriver dans notre 25ème pays... qui est pourtant sur la même île!

 

Le vent et la mer

Affronter le vent, de face ou latéralement... 

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(Nous l'avons rarement dans le dos quelque soit la direction que nous prenons!) Eprouver nos muscles, notre mental et nos relations... Se retrouver profondément en soi-même et au sein de notre trio... La beauté de la mer et de ces paysages de roches, de forêts et de monts pelés peuplés de moutons...

 

 

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Un couple irlandais prend soin de nous le temps d'une soirée et d'une matinée, en nous contant un peu leur histoire et celle de leur région...

 

 

 

Voici ce que je retiendrais de ces deux belles journées, saluées par un échange chaleureux violon-accordéon chez notre ami-hôte de Coleraine, après 68km de plein air.

 

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Piquer vers l'Ouest

Après Coleraine, nous prenons la direction du Sud Ouest, cette fois, nous avons le vent dans le dos, et pour longtemps! Il y a quelques cultures ici, mais c'est limité à cause du climat froid et humide et par le relief souvent vallonné de ce pays. Certaines sont même couvertes de couteux plastique blanc pour leur permettre de lever...DSCN8782

Souvent, nous saluons les brebis aux agneaux déjà grands, ainsi que les troupeaux bovins multicolores : « Cattle » de races croisées pour la viande (Limousine et Charolais notamment, quelques Blanc Bleues Belges aussi). Les fermes laitières semblent plus rares mais nous nous sommes également arrêtées sur l'une d'elles, et comme souvent en Europe, la race dominante est la noire et blanche Frisonne / Prime Holstein. Le lait, ce n'est pas facile ici non plus, les prix sont instables et souvent trop bas, les compléments alimentaires, les engrais et le fuel ne font qu'augmenter...

En nous arrêtant sur des fermes, nous partageons un petit bout du quotidien des personnes que nous rencontrons, un peu de leurs habitudes, de leur histoire. Ce sont de belles discussions et de beaux moments, autour d'un thé au lait, d'un café, d'un tour de ferme, d'une ballade...

 

République d'Irlande

Nous passons le pont et « hop », nous sommes en Irlande!! Mais... où est le panneau? La carte routière est formelle pourtant... Là, un panneau!!!

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Bon, ce n'est pas le traditionnel bleu étoilé, mais on a bien changé de pays!

Nous retrouvons les kilomètres à partir d'ici, et tous les noms sont traduits en Gaelic, le langage celtique traditionnel, antérieur à la colonisation des Anglais il y a déjà plusieurs siècles.

 

Après quelques mètres dans le pays, un lac et trois pierres percées qui donnent le ton,DSCN0641

nos premières rencontres avec les autochtones sont... originales!

Imaginez-vous... une petite route dans une campagne vallonnée et boisée au trafic réduit, par une fin de journée pleine de coups de pédales et un peu « pluvineuse »... Vous venez d'échanger deux mots avec un inconnu qui traduit ce qu'il vient juste de vous dire dans un anglais marqué d'un fort accent...

Vous remontez sur votre vélo (en circulant à gauche, toujours) et là, sur votre droite, de l'autre côté de la route, quelqu'un vous interpelle. L'homme en questio

n n'est pas jeune, il est courbé sur sa canne faite d'une simple longue branche épaisse, vêtu d'un complet de tissu épais mais râpé et déchiré par endroits, un béret sur la tête et de bonnes bottes aux pieds. Il a le visage tanné, le nez anguleux, il a un peu de terre sur les joues et de la mousse des bois dépasse de la poche de son veston.

Il vous demande « vous avez un portable? » et comme vous vous êtes arrêté, il s'approche avec un papier à la main. C'est un numéro de téléphone. Vous le composez et lui tendez votre téléphone une fois que celui-ci sonne, le correspondant vient de décrocher... Et là, l'homme se met à débiter des mots d'une langue incompréhensible, semblant rabrouer son interlocuteur invisible (qui a raccroché au milieu du monologue d'après le « tuut »). Puis il vous remet votre appareil en de multiples « bless you » après quelques questions. Il repart ensuite, passe un portail rouillé et disparaît.

Nous en sommes restées abasourdies et hilares. Il devait s'agir d'un être des bois, concluera-t-on une fois couchées dans nos duvets, dans un grand lit 3 places (d'après nous) de la grande maison d'un chouette couple, plusieurs kilomètres plus loin...

 

A l'Ouest vers le Connemara...

Nous avons filé vers l'Ouest, et visité le très intéressant et pédagogique « Country Museum » de Castelbar (Musée de pays)... L'Irlande est un pays mystérieux à l'histoire riche, tourmentée et pleine de légendes, et le climat et le relief ajoutent encore à la magie du pays...

Nos vélos ont ensuite piqué vers le Sud, longé de magnifiques lacs entourés de montagnes brunes. Les moutons paissent sur les flancs escarpés et traversent à leur rythme les petites routes. Les tourbières marquent les paysage dans cette région par leur découpage symétrique, qu'elles soient de nouveau recouvertes de l'étrange végétation des environs, remplies d'eau ou encore exploitées.DSCN8828

Nous retrouvons la mer et le vent de face à l'approche de Galway... Les « Burrens », ces hautes collines rocheuses, les lumières sur la mer, les murets de pierre et les verts et bruns de la végétation qui célèbre le printemps, les majestueuses « Cliff of Moher » (falaises schisteuses de plus de 200 mètres).

Nous savourons notre « extrême Ouest » avant de prendre doucement le chemin du retour. De chaleureuses rencontres ici aussi, et nous planterons les tentes pour la première fois de cette deuxième partie de voyage, dans un jardin (c'est-à-dire à proprement parler, avec les sardines qui n'étaient pas sorties de leur étui depuis 2011!!).

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Petit point d'économie et d'histoire

Nous sommes passées par Derry - London Derry un peu par hasard et avons vu les murs de l'ancienne cité. Mais c'est le dimanche matin, que deux des membres de la famille qui nous hébergeait pour le week-end, nous ont présenté les peintures relatant les terribles conflits entre Protestants et Catholiques, qui catalysaient la tension entre les « Irish » et les « British »... Le « Bloody Sunday » (« dimanche sanglant ») du 30 janvier 1972 (triste événement que le groupe (irlandais) U2 a immortalisé dans une chanson devenue célèbre), est l'illustration de cette main mise d'un Etat sur un autre...

Aujourd'hui, le « pont de la paix » relie les deux rives autrefois opposées, et deux hommes se tendent la main en signe d'apaisement...

Côté économique, la République d'Irlande est effectivement dans une mauvaise passe, les prix sont exorbitants, l'immobilier s'est cassé la figure il y a 2-3 an, les supermarché discount Allemand ont beaucoup de succès... ce qui ne va pas forcément arranger la situation des agriculteurs à long terme.

Néanmoins, le travail n'étant plus si facile à trouver, beaucoup de personnes retournent à l'agriculture qui avait été délaissée pour des emplois moins contraignants et mieux rémunérés avant la crise.

Cependant, c'est sur l'île entière (Irlande du Nord incluse) que l'on rencontre des agriculteurs double-actifs, et que l'on nous parle d'immigration. Les jeunes partent aux Etats-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande, rechercher leur propre Eldorado.

 

Direction : la maison !

Un arrêt dans une ferme maraichère biologique, fruit d'une rencontre sur le marché de Galway samedi dernier, puis nous prenons pour de bon la route de l'Est.

Nous goûtons assez régulièrement aux « irish shower » (douches irlandaises) et devenons douées pour deviner lequel de ces gros nuages noirs s'abattra sur nous laissant le soin au soleil de nous réchauffer une fois détrempées.

 

 

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Nous roulons beaucoup les après-midi, malgré des départs tardifs, profitant du rallongement des journées, car nous sommes maintenant impatientes de rentrer à la maison... Mais nous savourons néanmoins les rencontres magiques de cette dernière semaine.

 

 

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Voyager en sensations...

Pour terminer cet article, je voudrais partager avec vous quelques unes de nos perceptions de routardes à deux roues...

Il y a l'odeur forte du carburant et de l'eau salée des ponts inférieurs du bateau où nous garons nos vélos le temps de la traversée. Il y a celle de la mer, du vent iodé et le goût salé sur nos lèvres.

Il y a celle des sous bois, celle des voitures qui nous dépassent, l'odeur des rivières, fraiche, qui éveille à la soif et à la méditation.

Il y a aussi le parfum du savon, celui du thé chaud, l'odeur des draps propres ou celle familière de nos duvets.

Il y a les odeurs des animaux et nous pouvons désormais presque systématiquement deviner de quel type élevage il s'agit avant de le voir.

Il y a les senteurs de la terre et de la végétation juste après la pluie, et celles des pâtes et du riz, du choux et autres mets chauds qui font notre régal chaque soir.

Dans ce pays, nous goûterons aussi à la fameuse Guiness, à l'occasion d'une soirée de musiques traditionnelles, et à l'Irish coffee, la veille du départ... mais nous retiendrons surtout, en terme de saveurs culinaires, le remarquable « Irish Soda Bread », sorte de pain marron dense qui ressemble à du gâteau... et nous quitterons ce pays en emportant sa recette dans nos bagages, en ce mardi 15 mai 2012...

 

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Par traitdunionclm
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 02:44

 

6 a.m. A little sweet music runs out from the speakers over our heads. It's time to go for a wonderful 8£ breakfast on deck 11. We'll take a better one in our cabin, thanks to our permanently full cycling bag fridge. 

One hour later, our ferryboat is boarding at Hull. First english city for us, and first meters…on the left side of the road. We change our mirrors from left to right. Now, we just have to do exactly the contrary that our reflexes tell us. That's an everyday care but we get used to it, even if every morning, for one of us at list we have to say "sssst, it's on the left!"

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First stop. We buy a road map. It's very precise, but the scale says  "4 miles for 1 inch". Well…we just have to translate the miles in kilometers…as long as we know what is an inch ! We'll quickly understand how english humor is in our frenchy everyday life.

There are others : 

-Dear farmer, how many hectares have you got ?

-Hectares ? I don't know. But I have 200 acres !

-… and… how many litters is this tank ?

-It's 100 000 pints. 

...

Interviews are a good exercise for mental calculation. 

 

DSCN0467A "normal" camping place

 

 

Go back to the first day. After the units, we taste another speciality of this country, at list at this time : rain and hail stones. That's called "scottish shower", well done, but it could also be called "english shower". Imagine that you want to cycle down the road with a hand to protect your eyes, the other one on your brakes, trying to see something, to avoid the cars and the holes in the road (and, of course, with the same beautiful and comfortable waterproof suit as last year). You'll be sure that we always drive carefully.

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BUT, don't worry, except the rain and the 15% coasts, except the fact that we needed a lot of newspapers for extra-isolation in our sleeping-bags, we really enjoyed England and Scotland. 

DSCN8498The reverse of climbing

Rain and good climbing offer a sensational gift : the landscape.

 

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Move your legs, breathe, take the fresh air and open your eyes. You'll see lights, colors and shapes. You'll feel extremely free, extremely thankful for all this beauty. Thankful, even for the rain falling on you.

There is no sentence to describe it, no picture. How could you describe a feeling, a sensation, how could you give substance to the light ? 

Close your eyes and imagine, just imagine drops like a curtain on this nature show. There are hills, hiding hills, hiding hills. There are green pastures with sheep, little hedges and stone walls. There are bloomy rapeseed fields giving light to the horizon. There are pines dancing with the wind or cutting in the dark sky irregular shapes. There are the clouds pierced by the sunlight, like a permanently changing outstanding beauty.  

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These landscapes fit well with the heart of their inhabitants. Philip, Richard, Lyn, Lain, Margaret, Alan, Ada, Robert, Douglas, Phillip, Alison, Alec, Duncan, Margot, Jan, Quentin, Stewart, Lesley, just to give some names, welcomed us like friends, with smiling simplicity. A delicious meal, a good bed, a cup of tea, a shed, a dance, even a beautiful house, any kind of help… we were fully helped ! Even a 96 years old woman knitted for us beautiful slippers for the night !

 

About farming, we also have some things to tell, picked up in our notebooks :

 

-There are still "Estates" in UK. It is big properties of lords with a manor at their center, transmitted from father to son. An estate can have several farms : some of these are managed by employees (a sprayer, a gamekeeper, a plower…), others are rented (or sold). The tenancy of the farming land and farming buildings is also transmitted from generation to generation, by inheritance. But the children of farming are not so much interested in this hard work today.

 

-It's very difficult to become a farmer if your parents aren't. The land is very expensive (around 6000£/acre (more than 12000€/hectare) and there is no help for installation. In UK, the translation of european directives help over all the biggest farmers. 

 

-We set up our tents between the ewes cages, on straw. The lambing season was beginning. No-one this night, although David was getting up regularly to check the herd. 2-3 pairs of twins on the morning. The lamb prices have doubled recently as there is a good market conjuncture. The lambing period gives a full time job for day and night. Check if the lambs are well, if the mothers take care of them. Some are lambing inside, but others outside in the fields, what could be a danger because of the coldness of these days. There is wind in the rocky hills and John gets up at 5 o'clock every morning to take care of his Blackface ewes. It's hard. The wind is very cold. 

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-Robert builds a new shed every year. For him it's important to grow, to have new projects ahead. Comfortable new beds for his 400 dairy cows, new milk feeding system for calves, GPS fertilization…The dairy farms here are big or are not. 

 

-Quentin has sold 15 hectares for road construction, and bought 120 others, farer, with the same amount of money. He says that when you win at the lottery, you don't throw the ticket. Working with his son, he grows over all grass and wheat on more than 1000 acres. "It's essential to have larger and larger units to make it viable." They have beef, but less than before. As many of their colleagues, they take care of horses. "With one horse, you earn as much money as with ten cows. And it's less work." 

 

-Duncan and his son have crops, sheep, cattle and horse livery. Margot, his wife, takes care of cottages for tourists (very comfortable^^). For Duncan's son, you can live with 200 hectares, but if you want to invest in better machines, you need 400 hectares. 

 

-We discovered here a new way of selling animals : the auction market. It permits more to get satisfying prices than the selling to big companies.

 

Well, that's a few… If you want any description of the beautiful coast close to Edinburgh,...

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or how we escaped this 15 miles diversion (we were the 24th of april) : 

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…see you in a few weeks ! Thank you all for your commentaries that we like so much :) and good job for the class which works on it !

 

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Par traitdunionclm
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